Produire les denrées alimentaires et protéger les forêts en République démocratique du Congo

La République démocratique du Congo (RDC) est connue pour ses forêts tropicales denses, lesquelles représentent 47 % du total de l'Afrique, ainsi que pour sa diversité de plantes et d'animaux. Cependant, une population croissante - et sa dépendance à l'égard de l'agriculture et de l'élevage - exerce une pression sur les écosystèmes naturels du pays. La province du Sud-Kivu, où 80 % de la population vit dans la pauvreté, a l'une des plus fortes densités de population en RDC.

L'intensité croissante de l'agriculture dégrade les sols et alimente la pauvreté et l'insécurité alimentaire. Pour survivre, beaucoup n'ont pas d'autre choix que de rassembler les ressources du Parc national de Kahuzi-Biega (PNKB), un site du patrimoine mondial de l'UNESCO.

La restauration des fermes et des forêts est une priorité évidente pour la RDC, comme elle l'indique dans ses vastes stratégies et plans nationaux de gestion de ses ressources naturelles. L'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) travaille de 2018 à 2023 dans le cadre de  l'Initiative pour la restauration (TRI) pour aider les populations locales à faire pousser des arbres dans leurs champs et leurs pâturages afin de réparer les dégâts considérables.

Mené par les communautés locales, le projet aide plus de 5 000 ménages de Kabaré et Ngweshe à revitaliser 4 800 hectares des écosystèmes de la région afin de prévenir l'érosion et d'accroître la fertilité des sols tout en augmentant durablement la productivité agricole. Au total, 30 000 personnes bénéficieront du programme, ainsi que les 30 000 hectares du Parc national de Kahuzi-Biega, dont la biodiversité sera protégée et améliorée. Il permettra également de séquestrer plus d'un million de tonnes d'émissions de gaz à effet de serre d'ici 2038.

Le Sud-Kivu n'est que la première province à subir cette transformation de restauration. Les connaissances acquises dans le cadre de ce projet contribueront à informer d'autres projets en RDC et dans le monde entier.

Le Fonds pour l'environnement mondial (FEM) finance ce projet grâce à une subvention de 3,6 millions USD.

Taille du projet: 
30 000 hectares d'ici 2023
Investissement: 
$3.6 millions USD
Point focal: 

Point focal national de la FAO : M. Floribert Mbolela, Floribert.Mbolela@fao.org

Point focal Forest and Landscape Restoration Mechanism (FLRM) : M. Benjamin De Ridder, Benjamin.DeRidder@fao.org