Développer des activités de restauration des zones arides du Kenya

Entre 1990 et 2010, la couverture forestière du Kenya est passée de 12 % à seulement 6 %. Le pays est désormais engagé à le ramener à 10 % d'ici 2030. Dans les terres arides et semi-arides du Kenya (ASAL), la déforestation est en grande partie due à la demande locale croissante de bois pour la construction et la cuisine, au surpâturage et aux incendies de prairies. La déforestation et la dégradation des terres sont particulièrement graves dans les régions où la sécheresse, exacerbée par le changement climatique, menace les réserves d'eau déjà limitées. Si le Kenya a adopté plusieurs politiques de gestion des forêts et des terres pour mettre un terme à cette tendance négative, des lacunes subsistent au niveau des politiques et des capacités. Pour atteindre l'objectif de couverture forestière du Kenya, les gens ont besoin de moyens de subsistance alternatifs et plus durables.

L'initiative pour la restauration (TRI) de l’Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) adopte une approche intégrée pour lutter contre la déforestation, la dégradation des sols et la perte de biodiversité dans les terres arides du Kenya. Le programme renforce les capacités politiques et institutionnelles de la réserve de biosphère du Mont Kulal dans le comté de Marsabit et du paysage de Mukogodo dans les comtés de Laikipia et Isiolo. Leur objectif est de protéger ce qui reste et de restaurer le reste des terres arides du Kenya.   

La clé de leur stratégie pour 2018 à 2023 est d'aider les communautés locales à créer des entreprises durables centrées sur les produits forestiers non ligneux commercialisés, comme les mangues, créant ainsi des emplois tout en restaurant les terres. L'objectif du projet est de réduire les terres dégradées de 20 % dans ses zones cibles. Entre 2018 et 2023, plus de 51 000 personnes travailleront ensemble pour mieux gérer 300 000 hectares d’exploitations agricoles et de pâturages. Elles restaureront également directement 8 700 hectares de terres dégradées, réduisant ainsi les émissions de gaz à effet de serre d'environ 820 000 tonnes d'ici 2038.

Le Fonds pour l'environnement mondial (FEM) finance ce projet grâce à une subvention de 4 157 340 USD.

 

Pays: 
Taille du projet: 
300 000 hectares d'ici 2023
Investissement: 
$4 157 340 USD
Point focal: 

Point focal de la FAO : M. Meshack Muga,  Meshack.Muga@fao.org

Point focal FLRM : M. Benjamin De Ridder,  Benjamin.DeRidder@fao.org